La Fédération nationale des étudiants en masso-kinésithérapie (FNEK), vient, à travers un communiqué de lancer un appel pour une mobilisation nationale des étudiants en masso-kinésithérapie le mardi 26 septembre prochain. « Ces mobilisations, qui se dérouleront au sein des villes où sont implantés les IFMK auront pour objectif de faire respecter, enfin, le droit des étudiants à un système de formation décent et en adéquation avec les pré-requis nécessaires à un métier qui n´a de cesse d´évoluer » indique la FNEK.
« cette journée représentera le début d´un mouvement composé d´actions coup de poing et de manifestations. Ces dernières, représentatives des années d´ignorances que le ministère a infligées à une filière abandonnée par les instances de l´Etat, seront reconduites tant que cela sera nécessaire ».
« seule l´application de solutions fermes permettra l´apaisement d´étudiants qui se sentent mis à l´écart des réformes de l´université et sous évalués, que ce soit au niveau des études que des aides sociales ». « Malgré de multiples rendez-vous au ministère de la Santé au cours de ces quatre dernières années, les avancées sont restées nulles et les promesses sans lendemain » estime la FNEK pour qui « les constats sont aussi alarmants qu´au premier jour ».
« Les étudiants en masso-kinésithérapie subissent encore et toujours :
- des frais d´inscriptions exorbitants pouvant atteindre 7 500 € ;
- la non-indemnisation des stages avec des frais (logement, transport...) qui peuvent atteindre 700 € par mois ;
- l´impossibilité d´accéder aux aides sociales étudiantes universitaires ;
- un niveau d´études reconnu à Bac+2 alors que 3 830h sont réalisées (équivaut à Bac+5 à l´Université) ;
- une formation obsolète avec un programme qui date de 1989 ;
- un recrutement disparate avec 3 modes de sélection (PCEM1, STAPS, post bac)" liste la FNEK.
« Lassés d´être considérés comme des "sous-étudiants", ces derniers sont déterminés à obtenir des avancées concrètes »